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Déconfinement, trekking au Népal

Chers amis randonneurs,

Nous sommes heureux d’apprendre que l’Europe entre dans la phase de dé- confinement et que vous retrouvez un peu de liberté.
Nous espérons que vous et vos proches n’ont pas été touchés par le virus.

Ici au Népal on ne recense que 211 cas et aucun décès. Même si on multiplie par dix ce nombre cela fait très peu. Les hôpitaux dans tout le Népal n’ont pas connu un afflux de patients. Il se pourrait donc que nous ayons évité le pire comme beaucoup d’autres pays d’Asie et d’Afrique.

Quelques pistes sont envisagées pour expliquer le peu de cas : une immunité plus grande aux virus, une vaccination BCG à la naissance pour la majorité des bébés népalais .

Des mesures de protections prises très tôt : confinement alors qu’il n’y avait qu’un seul cas recensé, port du masque dés fin Janvier, distanciation physique (pas de bises ni poignée de main mais un sourire et un Namasté).

Espérons que le virus se tienne à distance de notre pays déjà bien éprouvé par la fermeture des frontières et de toutes les activités économiques.

Le confinement prendra fin ou sera reconduit le 18 Mai.
En attendant vous pouvez recommencer à rêver et bientôt planifier de beaux voyages dans nos régions himalayennes.

La Nature a repris ses droits. Les sommets enneigés du Ganesh Himal au Gauri Shankar sont bien visibles de Kathmandu  Oiseaux et animaux sauvages se sont rapprochés des villes et multipliés dans les parcs nationaux.

Le gouvernement a profité du confinement pour remettre en état routes des vallées et pistes de montagne. Les villageois ont entretenu les sentiers de trek de la région du Khumbu à celle du Manaslu.

Pendant ce temps de retrait guides et cuisiniers de trek ont renoués avec leur village. Ils ont participé aux travaux des champs et apportés leurs savoirs glanés durant leurs randonnées dans diverses régions du Népal.

Dans les collines ils ont planté le maïs, en altitude ils ont labouré et planté les pommes de terre.

Certains ont développé de nouvelles activités : serres pour les tomates, kiwi dans le Solu et encens de genévrier en altitude.

Loin de rester inactifs ils ont contribué au développement de leurs villages.

Ce sont eux aussi qui ont transmis les recommandations sanitaires pour éviter que le virus se propagent. Tous nos guides ont reçu diverses formations de secourisme grâce à KEEP. Ils ont donc été aptes à sensibiliser leurs voisins et familles aux notions d’hygiène.

Mais bien sûr ils ne pourront vivre longtemps au village, les terres ne produisent pas suffisamment pour leurs frères et eux, leurs enfants devront bientôt retourner à l’école à Kathmandu, ils devront payer leurs loyers à Kathmandu.

Pour eux un retour à la normale cet automne est vitale.

Et comment ne pas avoir envie de venir randonner au pied de ces sommets majestueux, rendre visite à ces villageois sherpas du Solu ou dormir dans un monastère d’une vallée perdue ?

Pour ceux d’entre vous qui ont déjà exploré les sentiers plus classiques des Annapurna ou de l’Everest pourquoi ne pas venir découvrir la région du Manaslu ?
Les lodges y sont maintenant confortables, les sentiers très bien entretenus par MCAP et les villageois de la Nubri.
Des rizières en terrasse vous vous élevez très progressivement jusqu’au col du Larkya à + de 5000m . En guise d’acclimatation vous découvrirez le site magique de l’ermitage de Pungyen. Au pied de la face sud du Manaslu un minuscule monastère et quelques grottes aménagées servent d’abris à des moines ermites. Le vaste plateau herbeux qui s’étend ici au pied de la face « presque vierge » du 8000m est un moment fort de ce trekking.

Mais ici plus qu’ailleurs la rencontre avec les habitants laisse des souvenirs forts. Que dire du village de Prok installé hors sentier de trek, sur un plateau improbable ? L’après-midi au soleil à regarder les femmes tisser dans leur cour, le battage du blé et le tri des grains à l’aide des nanglos, et le dur labeur des dzos tirant la charrue à soc de nos livres d’histoire.

Prendre le repas en famille dans la cuisine aux énormes chaudrons de cuivre, sous la protection de Bouddha.

Que dire encore de Samdo, dont les habitants d’origine tibétaine ont fuit le Tibet en 1962 pour s’installer à presque 4000m ? Cette terre aride dont ils retirent un peu d’orge et de grosses pommes de terre. Leurs caravanes de yacks échangeant toujours avec le Tibet voisin plantes médicinales, sel et beurre.

Ces femmes courageuses qui l’hiver gardent seules le village, les hommes conduisant les bêtes, dzos et chevaux de l’autre côté du Larkya, là où les pâtures ne sont pas recouvertes de neige quatre mois de l’année.

De l’imposant monastère de Lho ou de la petite gompa de Prok vous entendrez s’élever à la tombée de la nuit le son guttural des trompes. Comme Tintin au Tibet vous retirerez vos chaussures pour venir vous laisser enchanter par le chant des moines rythmé par les conques et les cymbales.

Sur ces sentiers autour du Manaslu, en marge du sentier de trek, la vie continue au rythme des saisons, des fêtes religieuses et des concours de tirs à l’arc. Vous qui êtes de passage vous serez toujours bien accueillis.

Ceux d’entre vous qui ont du temps, et le temps il faut le prendre nous l’avons appris ces derniers mois, peuvent débuter leur randonnée par la vallée de la Tsum avant de rejoindre la Nubri et le Tour du Manaslu.

La Tsum est une vallée sacrée pour les bouddhistes. Elle a longtemps été interdite aux étrangers et accueille maintenant les randonneurs chez l’habitant ou en lodges.
Avec le massif des Ganesh Himal en toile de fond, vous atteindrez les villages de culture tibétaine de Chekampa, LamaGaon et Nyle avant de vous élever en direction du Tibet pour rejoindre le monastère isolé de Mu à 3700m. Les moines sont les derniers habitants permanents avant le col conduisant au plateau tibétain.

Dans cette vallée cachée il est interdit de tuer tout être vivant aussi n’est-il pas rare d’apercevoir des bharals aux cornes impressionnantes ou des thars proches des champs. Les oiseaux ne sont pas farouches eux non plus et leurs couleurs vives égaient les sentiers.

C’est aussi le domaine du léopard des neiges qui se sachant en sécurité descend plus bas en altitude pour chercher ses proies.

Pour les trekkers qu’un col à 5000m rebute il est possible de randonner uniquement dans la vallée de la Tsum et sans dépasser 4000m. Les sentiers maintenant bien élargis et sans difficultés conviennent à tous randonneurs un peu entrainés.

Ce trek est un bon choix pour approcher des hauts sommets et découvrir la vie des villages himalayens sans un grand engagement physique. N’hésitez pas à nous questionner sur [email protected]

Nous serons heureux de répondre à vos questions, créer avec vous un itinéraire sur mesure répondant à vos souhaits et vos critères.

Nous vous souhaitons pour les semaines à venir de belles randonnées dans vos régions sans dépasser les limites de vos départements bien sûr. Il existe tant de sentiers de randonnées en France où vous entrainer pour votre prochain trekking.

Bonnes ballades à vous

L’équipe de GST