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Elections du 20 Novembre, un renouveau politique?

En mai 2021, à la suite de la rupture de l’accord de gouvernement entre le Parti Communiste de Oli et le Centre Maoîste de Prachanda la Cour Suprême a mis à la tête du gouvernement Deuba. Il est le leader du Nepali Congress, soutenu par une coalition formée du Nepali Congress, du Centre Maoïste, du Partis Socialiste Unifié, du Parti Socialiste Populaire et du Janata Sawajwadi Party (un parti ‘madhesi’)

Cette coalition a gagné les élections locales en mai 2022.

 

Les votants de 2022

Ces élections locales ont été l’occasion de constater des craquements dans le système politique du Népal verrouillé par les partis politiques.

On n’en est plus aux scores de votants de 80% des premières années de la République. Le score de mai de 65% témoigne du fait que les Népalais n’ont pas perdu l’espoir dans la démocratie.

Il y a eu sur les 17 millions de votants 3,6 millions de nouveaux électeurs dont 350.000 jeunes votant pour la première fois.

Des candidats hors du système politique, indépendants, ont conquis la mairie de Kathmandu. Ainsi que deux villes de plus de 100.000 habitants : Dharan et Dhangadi.

Des commentateurs voient dans ces résultats le début de la fin du système patriarcal. « L’époque du soutien aveugle et des achats de votes pour maintenir les dirigeants corrompus au pouvoir est révolu » écrit dans le Kathmandu Post un jeune étudiant.

La corruption  notoire des partis au pouvoir, l’arrivée de nouveaux électeur instruits fait  a que les hommes politiques du système sont remplaçables. Ceci ouvre la voie à de nouveaux élus, jeunes, honnêtes et pragmatiques.

 

Darwinisme politique

L’avenir est à ceux qui savent s’adapter au nouveau monde dans lequel évolue maintenant le Népal. A suivre le 20 novembre !

L’élection à Kathmandu  au poste de maire adjointe d’une jeune femme, Sunita Dangol, est aussi un encouragement aux femmes à prendre des responsabilités politiques.

Pendant ce temps  le partis politiques se partagent les sièges à pourvoir.

Dans la coalition gouvernementale le parti madeshi prétend à un nombre important de sièges dans la province Madesh. Son prétexte étant qu’il n’est présent que dans cette province alors que le Congrès fort de son succès du printemps veut une majorité des sièges.

Les Maoïstes ont été tentés de créer un nouveau parti.

On parle aussi d’une alliance entre le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Oli avec le parti hindou royaliste Rastriya Prajatantra . Au Népal tout est possible !