Laurence et Philippe sont de retour d’un séjour de trois jours dans des villages Tamang et Magar à l’est de la vallée de Kathmandu. Ils nous donnent leurs impressions:
Ces quelques jours dans une région népalaise loin des sentiers touristiques se sont idéalement passés et correspondaient bien à ce que l’on avait envie de vivre.
Nous nous sommes rendus en jeep sur la route de l’est qui aprés Dhulikel descend vers le Teraï.C’est aussi la même route qui conduit à la région du Solu au sud de l’Everest.
Après 4h de route nous avons marché 2h pour rejoindre le village de Khanigaon où nous avons été accueillis par la famille de Kancha. Le village est accroché à la colline avec de belles étendues de champs en terrasses. Les drapeaux à prières flottent devant chaque maison. Ici pas de sentiers de trekking , nous n’avons pas rencontré d’autres touristes sur ces trois jours.Avec la femme de Kancha nous avons aidé à la préparation du repas.
Le lendemain après un bon petit déjeuner nous avons pris un sentier en pente raide pour rejoindre Magarsalu. Depuis les crêtes la vue sur les sommets enneigés de l’Himalaya s’est dégagée. Nous avons longés l’école secondaire de la région puis suivis un beau sentier en balcon pour arriver au village de Magarsalu. Une partie des maisons de ce village Tamang et Magar sont serrées sur une crête alors que les autres maisons sont éparpillées sur les pentes des collines sculptées de champs en terrasses. ici aussi on retrouve les drapeaux à prières colorés devant chaque maison.
Nous avons reçu un très bon accueil dans la famille de Gyan. La petite chambre réservée aux hôtes est simple mais propre.La salle de douche consiste en une petite pièce cimentée où un seau d’eau chaude est à votre disposition. Il suffit de le demander. C’est rudimentaire mais déjà un luxe par rapport à ce qui existe dans les villages voisins. Les toilettes sont à l’extérieur également.
Aprés le seisme de 2015 l’association franco-népalaise Samdo Avenir a reconstruit avec les habitants de belles maisons de style tamang et plus tard lancé le projet d’accueil de touristes par les villageois. (Support à l’aménagement d’une chambre, salle de douche, travaux pour l’approvisionnement en eau et autres.) voir : https://www.samdoavenir.org/fr/
Après le déjeuner pris en famille nous sommes partis visiter le village avec notre guide ,habitant du village. Nous avons pu entrer dans la mairie puis visiter le dispensaire tout proche et rencontrer les infirmiers. Dans la petite école primaire de Kerabari nous avons assistés à la remise des prix. De retour dans la famille avec la maman de Gyan nous avons appris à cuisiner les momos, raviolis d’origine tibétaine.
Le lendemain matin tôt nous avons assisté à la collecte du lait. Un petit camion, ou des mules si la route est coupée, arrive chaque matin avec les réservoirs et les instruments pour vérifier la qualité du lait de bufflonne qu’apportent les villageois dans leurs bidons. C’est une bonne source de revenus pour eux.
Chaque maison possédé au moins une bufflonne et quelques chèvres ainsi que des poules. Les chèvres sont revendus avant les fêtes de Dasain à l’automne.
Aprés le petit déjeuner nous sommes montés au village de Katarche où là aussi nous avons été accueillis par une famille tamang. Visite du village et de la fromagerie. Explications très intéressantes données par le propriétaire.
Nous rejoignons ensuite la route pour retrouver notre jeep et enchaîner par un merveilleux séjour au resort de Namobuddha tout proche du monastère de Namobuddha, site où Bouddha donna son bras à manger à une tigresse affamée. Vue panoramique sur la chaîne himalayenne sur la terrasse du resort.
Ces quelques jours nous ont fait voyager loin dans le temps et retrouvé un Népal des campagnes où l’on vit au rythme des récoltes et des fêtes bouddhistes.
Nous vous conseillons avant ou après un trek de passer deux ou trois jours dans ces villages.Facile à organiser avec un trekking au Solu par exemple. Ces journées peuvent aussi être couplées avec des visites de la vallée de Kathmandu.
Un grand merci à notre guide et aux familles qui nous ont accueilli.